À vos marques… Prêts…

L’intention et le mouvement
par Marc Coureau

Bienvenue sur le blog d’axel conseil® et axel sport®.

Pour l’illustrer, nous avons choisi l’image d’un athlète statique, en position d’attente dans les starting-blocks. N’est-ce pas surprenant pour une entreprise qui base son expertise sur l’observation du mouvement ?

Non, bien au contraire.

Nous avons choisi cette image parce qu’elle illustre une intention. Cet athlète n’est pas immobile : il est en équilibre. Du point de vue de son système de perception et de mouvement, cela signifie qu’il est préparé à bouger.

Car l’équilibre « statique », pour nous autres êtres humains, c’est la manière dont nous conservons en permanence une réserve de mouvement. C’est notre façon d’assurer notre survie, et il en existe d’autres. Mais l’évolution nous a dotés de cette stratégie pour se nourrir, se protéger, se reproduire.

Cet équilibre ne se construit pas au hasard. Il s’ajuste en permanence, de manière essentiellement inconsciente, par des mouvements subtils qui peuvent se décomposer en éléments binaires : vers l’avant ou l’arrière, la gauche ou la droite, le haut ou le bas, en flexion ou en extension, en rotation dans un sens ou dans l’autre… Chacun de ces éléments constitue ce qu’on appelle une « préférence motrice ».

Par exemple, se préparer au mouvement avec le poids sur les talons permet de se mettre en mouvement en transférant le poids sur l’avant des pieds.

Prises séparément, ces préférences motrices binaires pourraient être gérées de manière consciente par la pensée. Mais lorsque ces préférences motrices agissent ensemble, elles constituent une « dynamique motrice et cérébrale » globale qui est propre à chaque individu. Le niveau de complexité de cette dynamique est très au-delà de notre capacité de contrôle conscient. C’est particulièrement vrai dans les situations décisives, où le mouvement doit être rapide, puissant et précis.

Dans ces situations, il n’y a donc pas d’autre solution que de laisser le corps organiser le mouvement lui-même, en renonçant au contrôle.

Pourtant, au 21e siècle, il n’est plus seulement question de survie. Pour prendre le départ d’un sprint ou développer une entreprise, il faut bien indiquer consciemment au corps quel mouvement il doit produire.

Alors on invente des croyances, des techniques, des manières de faire stables qui devraient convenir à tous les athlètes ou à tous les managers. Mais la stabilité, c’est le contraire de la vie ! Ces techniques sont toutes valides puisqu’elles ont fait leurs preuves sur le terrain. Mais aucune n’est valable pour toutes les personnes et, surtout, aucune n’est valable de manière permanente puisque le propre du vivant, c’est bien la fluctuation dynamique.

Plutôt que de fixer une manière « idéale » de réaliser le mouvement, on peut donc le guider par une pensée qui constitue une indication stable de sa finalité mais n’interfère pas avec sa réalisation inconsciente, par nature instable.

Cette indication, appelons-la « intention ». Les pouvoirs de notre pensée consciente sont plus limités qu’on le voudrait mais elle remplit tout de même cette fonction essentielle : organiser notre mouvement dans son ensemble.

Tout ce qui fractionne le mouvement l’entrave. Cette intention ne peut donc être que globale. La clarifier, c’est déjà créer le mouvement car l’intention fait partie du mouvement : elle le prépare, l’accompagne et y met fin.

En ce qui concerne l’équipe Axel®, notre intention lorsque nous travaillons pour l’entreprise ou pour le sport est toujours très claire : nous mettre au service de notre client pour lui permettre de libérer ses forces naturelles.

Comme l’athlète au départ du sprint, pendant que nous sommes assis devant cet écran pour écrire un article sur ce blog, répondre à nos messages, concevoir et améliorer nos interventions… nous sommes donc déjà en mouvement.

Êtes-vous prêt.e à bouger avec nous ?

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